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Que pensez-vous de mon explication de texte de philosophie ?

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Bonjour à tous, j'ai eu une explication de texte à faire en philosophie. Et donc je voulais avoir quelques avis concernant celle-ci. Je vous remercie d'avance.
Voici le texte :

Toute chose s'efforce- autant qu'il est en son pouvoir - de persévérer dans son être. L'effort par lequel toute chose s'efforce de persévérer dans son être n'est rien d'autre que l'essence actuelle de cette chose. Cet effort, quand il se rapporte exclusivement à l'âme, s'appelle volonté ; mais quand il se rapporte à l'âme et au corps tout ensemble, il se nomme appétit. L'appétit n'est donc que l'essence même de l'homme, de laquelle découlent nécessairement toutes les modifications qui servent à sa conservation, de telle sorte que l'homme est déterminé à les produire. De plus, entre l'appétit et le désir il n'y a aucune différence, si ce n'est que le désir se rapporte la plupart du temps à l'homme, en tant qu'il a conscience de son appétit ; et c'est pourquoi on le peut définir de la sorte : Le désir, c'est l'appétit avec conscience de lui-même. Il résulte de tout cela que ce qui fonde l'effort, le vouloir, l'appétit, le désir, ce n'est pas qu'on ait jugé qu'une chose est bonne ; mais, au contraire, on juge qu'une chose est bonne par cela même qu'on y tend par l'effort, le vouloir, l'appétit le désir.

Spinoza, Éthique (1675)


Voila mon explication :


Le texte de Spinoza tiré de L’Éthique aborde le thème du désir, plus précisément le fait que le désir relève de l’essence de l’homme. Cependant dans ce texte, il se demande en quoi désirer relève-t-il de l’essence de l’homme ?
Afin de répondre à cela, l’auteur commence définir l’essence même de l’homme, c'est-à-dire sur quoi il repose. Ensuite l’auteur explique que l’appétit se révèle être une chose que l’homme est déterminé à accomplir, il ne peut pas y échapper. Puis, l’auteur fait le rapprochement entre l’appétit et le désir, il explique que ces deux notions définissent la même chose, tout en nuançant quelque peu ses propos. Enfin, l’auteur explique sa théorie sur le fait qu’une chose soit bonne ou ne le soit pas.

Spinoza explique dans la première partie de son texte que tout homme, tant qu’il le pourra, voudra prouver qu’il existe réellement, se conforter dans l’idée qu’il est un être à part entière. Il veut dire ici que pour se conforter en tant qu’être, l’homme n’a besoin que d’une chose, la Volonté. Tant que qu’il aura en lui la volonté, c'est-à-dire la force, le courage, il pourra se prouver qu’il est humain, se préserver en tant qu’individu et se prouver à lui-même qu’il existe, qu’il peut accomplir des choses. Ce qu’appelle ici Spinoza « appétit » n’est autre que le fait de vouloir quelque chose, de se porter vers lui et de chercher à le saisir. En terme général, l’appétit se rapporte à de la nourriture, mais ici, il désigne tout chose du monde qui se rapporte à l’Âme et au Corps, c'est-à-dire que l’homme peut avoir pour « appétit » de chercher la vérité ou la bonté. Petit à petit, Spinoza cherche à nous donner une autre définition du désir.
En effet, Spinoza fait ici le rapprochement entre l’essence de l’homme et l’appétit. Il veut dire par ce rapprochement que l’appétit n’est rien d’autre que le fait de vouloir quelque chose, appâter à cela. L’homme est fait de désirs, il est dans sa nature propre de vouloir quelque chose, de le juger. Et donc, il explique ici que l’homme est destiné à accomplir cela, et en plus d’y être destiné, il est déterminé, donc il a la force nécessaire pour accomplir son devoir d’homme. Il confirme ses propos ensuite.
Cela veut dire que le terme appétit pourrait très bien être le synonyme de désir. En effet selon Spinoza, désirer est le simple fait de vouloir quelque chose, de la juger, et c’est tout à fait la définition qu’il donnait précédemment. Il ajoute tout de même une petite nuance à ce qu’il a dit juste avant. En effet il dit que le désir s’applique aux hommes lorsqu’ils ont conscience qu’ils veulent chose, c'est-à-dire que tant que l’homme à conscience qu’il veut quelque chose, donc qu’il la désire, et bien cette chose sera tout simplement appelée désir.
Pour finir, Spinoza explique en quoi une chose est bonne, il dit ici que nous ne désirons pas quelque chose parce que cette chose est bonne à la base, que ce n’est pas l’objet qui va décider si l’homme doit en être attiré ou pas. Mais que justement au contraire c’est l’homme qui, en voulant la chose, en la jugeant la rend bonne, cependant il ne la rend pas bonne aux yeux de tous, il se la rend bonne lui-même car il la désire, il la veut. Chaque homme est dans son libre arbitre de désirer quelque chose, et donc, tout ce que désire chaque homme lui paraît bon.

Donc pour Spinoza le désir correspond donc à un fondement de l’homme, il s’apparente à la puissance d’exister. Une chose devient bonne parce que nous la désirons, et n’est pas bonne en elle-même. Sans cette notion de désir, pour Spinoza, l’homme ne serait pas.

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