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Dissertation : Peut-on s'excuser en disant "j'ai agit inconsciemment" ?

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Bonjour.
Je suis en Terminale S, et je dois rédiger pour mardi une dissertation de philo dont la problématique est la suivant : "Peut-on s'excuser en disant 'j'ai agit inconsciemment' ?". Ci-dessous, vous pourrez lire ce que j'ai fait. J'ai beaucoup de mal, et je n'ai aucune idée si ce que j'ai fait est bon. Par ailleurs, je ne sais pas du tout comment faire une conclusion à cette dissertation. Si des connaisseurs passent par là, n'hésitez pas à me donner votre avis. Merci d'avance.


Peut-on s'excuser en disant « j'ai agi inconsciemment » ?

Lorsque l'on s'excuse, on admet des motifs qui atténuent ou justifient une faute. La problématique cherche donc à faire réfléchir sur la légitimité du fait que l'on puisse admettre que l'on a agit inconsciemment, c'est-à-dire que l'inconscient aurait pris le dessus sur la conscience lors de l'acte en question.

Dans cette première partie, nous allons prouver l'existence de l'inconscient, puis vérifier s'il domine le conscient. Tout d'abord, nous sommes des sujets pensants et conscients, capables de prendre des décisions. C'est pourquoi Descartes, au 18ème siècle, affirme la thèse du libre-arbitre, c'est-à-dire la faculté qu’aurait l'être humain à se déterminer librement, de penser et d'agir seul. Or, il existe de l'insconscient. En effet, la transparence à soi est critiquable. Prenons l'exemple du mensonge à soi : de manière générale, chacun a une image positive de lui, c'est la version dite « officielle » qui correspond à la conscience. Et d'autre part, il y a la version « officieuse », qui correspond plus à la réalité. Le sujet oublie de manière inconsciente ses erreurs et ses actes regrétables, afin de ne garder que les actes positifs, c'est une sorte de déni. Cela démontre donc l'existence de l'inconscient. Au 19ème siècle, Sigmund Freud, un médecin autrichien, décide de soigner ses patients atteints d'hystérie à l'aide de la psychanalyse, une étude de l'inconscient apparue à la fin du 19ème siècle. Anna O, sa patiente la plus connue, était hydrophobe, c'est-à-dire qu'elle avait peur de l'eau. Sous l'hypnose de Freud, la jeune femme se rappela alors la scène qui a conduit à l'apparition des symptomes de l'hydrophobie : lorsqu'elle était enfant, Anna O vit sa gouvernante en train de donner à boire au chien dans son verre d'eau. Une fois la scéance d'hypnose terminée, Anna O n'était plus hydrophobe. Cette expérience démontre que les émotions se situent dans l'inconscient. Par ailleurs, Freud créa deux schémas explicatifs du fonctionnement de l'esprit humain, appelés topiques. La première topique, qui est assez brève, consiste à l'explication de trois pôles : le conscient, l'inconscient et le subsconscient. La seconde topique, quant à elle, est considérée comme un élement fondamental de la théorie psychanalytique de Freud. Elle comporte trois instances : le moi, le ça et le surmoi ; le premier faisant partie du conscient, et les deux autres de l'inconscient. Dans l'appareil psychique, le ça est la partie depuis laquelle proviennent les pulsions (érotiques ou agressives) et le principe de plaisir. Le surmoi correspond lui à l'intériorisation de l'interdit, en l'occurence les lois et les normes sociales. Enfin, le moi, qui correspond à la partie consciente du psychisme, joue en quelques sortes le rôle d'arbitre entre le ça et le surmoi dans leur rapport au monde extérieur, il assure la maîtrise de l'inconscient. Le surmoi (l'interdit) domine le ça (le plaisir), et heureusement : dans le cas contraire, ce serait le triomphe du nihilisme (monde sans valeurs morales), chacun exécuterait ses pulsions. La seconde topique de Freud démontre donc que l'insconscient domine le conscient, ce qui prouve qu'il est possible d'agir inconsciemment : c'est le déterminisme, nous sommes déterminés par notre inconscient. Par ailleurs, s'excuser en disant « j'ai agit inconsciemment », c'est admettre de n'avoir pas pris conscience des conséquence de ses actes, ce qui est possible et par conséquent légitime.

Après avoir étudié la théorie du déterminisme psychique, nous allons maintenant nous intéresser à la théorie de l’existentialisme. Premièrement, le sujet n'est pas une chose : il existe, à la différence d'une chose, qui, elle, est ce qu'elle est. Le sujet a une identité, une nature, il a une présence au monde et à lui. Tout au long de sa vie, le sujet agit et fais des choix : ce sont nos actes qui nous définissent, et ces-derniers ont toujours des conséquences. Pour Jean-Paul Sartre, philosophe français du 20ème siècle, on préfère se dire qu'on est déterminés afin de ne pas avoir à assumer les conséquences de nos actes. Le sujet est acteur et responsable de ses actes. Affirmer que l'on est déterminé par notre inconscient, c'est donc de la mauvaise foi. Lorsque l'on s'excuse en disant « j'ai agit inconsciemment », on cherche à se libérer de nos responsabilités et du poids de notre culpabilité, ce n'est donc pas légitime.

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