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M.Bakounine, OEuvres, t1, 1895. Problème pour définir les parties

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Voilà le texte sur lequel je travaille:
Considérés au point de vue de leur existence terrestre, c’est-à-dire non fictive mais réelle, la masse des hommes présente un spectacle tellement dégradant, si mélancoliquement pauvre d’initiative, de volonté et d’esprit, qu’il faut être doué vraiment d’une grande capacité de se faire illusion pour trouver en eux une âme immortelle et l’ombre d’un libre arbitre quelconque. Ils se présentent à nous comme des êtres absolument et fatalement déterminés : déterminés avant tout par la nature extérieure, par la configuration du sol et par toutes les conditions matérielles de leur existence ; déterminés par les innombrables rapports politiques, religieux et sociaux, par les coutumes, les habitudes, les lois, par tout un monde de préjugés ou de pensées élaborées lentement par les siècles passés, et qu’ils trouvent en naissant à la vie dans la société, dont ils ne sont jamais les créateurs, mais les produits d’abord et plus tard les instruments. Sur mille hommes on en trouvera à peine un, duquel on puisse dire à un point de vue non absolu mais seulement relatif, qu’il veut et qu’il pense de soi-même. L’immense majorité des individus humains, non seulement dans les masses ignorantes, mais tout aussi bien dans les classes civilisées et privilégiées, ne veulent et ne pensant que ce que tout le monde autour d’eux veut et pense, ils croient sans doute vouloir et penser eux-mêmes, mais ils ne font que reparaître servilement, routinièrement, avec des modifications tout à fait imperceptibles et nulles, les pensées et les volontés d’autrui.

Voilà ce que j'ai fait pour l'intro, mais je n'arrive pas à définir les parties à aborder:
Si l’on vous enlève tous vos droits, qu’on vous ôte votre liberté de mouvement en vous enfermant, qu’on vous empêche de vous exprimer en vous menottant, qu’on vous réduit au silence en vous bâillonnant, que vous resterait-t-il ? Votre liberté de penser ? C’est l’idée que développe ici, dans un extrait d’Œuvres, M. Bakounine, un écrivain russe, qui écrit cet ouvrage en 1895. Et si vous n’étiez pas si libre dans vos pensées. Aujourd’hui, alors que la démocratie semble s’être installée un peu partout dans les pays comme la France, les Etats-Unis, l’Allemagne ou le Royaume-Uni par exemple, on se pose beaucoup de questions sur nos libertés. En effet, ce questionnement sur notre liberté a été de tout temps au cœur du débat philosophique, mais aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation, de plus en plus d’idées et de débats philosophiques sont en jeux, venant de tous ce brassage culturel. La liberté est omniprésente dans ces débats, beaucoup d’ouvrages ont été écrits à ce sujet, et nous étudions l’un d’eux. Bakounine est un écrivain qui développe l’idée de l’anarchie, c’est-à-dire l’absence d’état ou d’infrastructure gouvernant le peuple. En effet, dans cet extrait, il aborde les rapports politiques, religieux et sociaux avec un point de vue critique, montrant du doigt le conditionnement que ces structures créent dès notre venue au monde et le blocage que cela impose à notre champs de vision et notre liberté de penser; toutefois sans montrer l’envers, qui est que sans ces infrastructures, et ce confort que l’on qualifierai aujourd’hui de « base de la société », jamais ses propres pensées n’auraient pu émerger puisqu’il est lui-même né dans une société hiérarchisée. La question est donc ici de savoir si nous sommes capables de penser par nous même ? Si nos décisions sont déterminées par tout ce qui nous entoure ou par notre propre réflexion ? Si notre réflexion n’est pas « notre » ? Pour étayer notre réponse, nous allons la développer selon le plan suivant, nous commencerons (...)

J'hésites en fait entre commencer en parlant de "l'illusion d'un libre arbitre quelconque" comme il le dit à la fin de sa première phrase dans le texte, puis en seconde partie "le déterminisme de la vie humaine" et si je fais une troisième partie (en fonction du nombre de choses qu'il me restera à dire) j'opterai pour "le partage d'une même pensée". Le soucis c'est que je ne sais pas si ces parties sont bien, ni comment les mettre sous forme de phrase qui montre le déroulement de la pensée tout au long du texte.

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Voilà ce que j'ai fait:


Si l’on vous enlève tous vos droits, qu’on vous ôte votre liberté de mouvement en vous enfermant, qu’on vous réduit au silence en vous bâillonnant, que vous restera-t-il ? Votre liberté de penser ? Mais n’a-t-elle seulement jamais existée? C’est l’idée que développe ici, dans un extrait d’Œuvres,    M. Bakounine, un écrivain russe, qui écrit cet ouvrage en 1895.  Aujourd’hui, alors que la démocratie semble s’être installée un peu partout dans des pays comme la France, les Etats-Unis, l’Allemagne ou le Royaume-Uni par exemple, on se pose beaucoup de questions sur nos libertés. En effet, ce questionnement sur notre liberté a été de tout temps au cœur du débat philosophique, mais aujourd’hui, à l’ère de la mondialisation, de plus en plus d’idées et de débats philosophiques sont en jeux, venant de tout ce brassage culturel. La liberté est omniprésente dans ces débats, beaucoup d’ouvrages ont été écrits à ce sujet, et nous étudions l’un d’eux. Bakounine est un écrivain qui prône l’anarchie, c’est-à-dire l’absence d’état ou d’infrastructure gouvernant le peuple. En effet, dans cet extrait, il aborde les rapports politiques, religieux et sociaux avec un point de vue critique, montrant du doigt le conditionnement que ces structures créent dès notre venue au monde et l’influence que cela impose à nos comportements. A contrario, sans ces infrastructures, et ce confort que l’on qualifierai aujourd’hui de « base de la société », jamais les propres pensées de l’auteur n’auraient pu émerger puisqu’il est lui-même né dans une société codifiée et hiérarchisée. La question est donc ici de savoir si nous sommes capables de penser par nous même ? Si nos décisions sont déterminées par tout ce qui nous entoure ou par notre propre réflexion ? Si notre réflexion n’est pas « notre » ? Pour étayer notre réponse, nous allons la développer selon le plan suivant, nous commencerons par développer l’une des premières idées qui ressort du texte, à savoir, l’illusion d’un libre arbitre quelconque chez l’Homme. Dans une seconde partie, nous parlerons du déterminisme de la vie humaine, qu’évoque Bakounine en parlant de la société qui nous instrumentalise d’après lui. Enfin, nous parlerons de l’idée du partage de la même pensée, ou comment nous nous assurons inconsciemment de bien penser en pensant comme autrui.



I/L’illusion d’un libre arbitre quelconque chez l’Homme
Dans cette première partie, nous allons débattre autour de l’illusion d’un libre arbitre quelconque chez l’Homme qui est une part d’une phrase importante du début du texte, car elle montre la pensée profonde de l’auteur qu’il développera ensuite dans le reste du texte. Avant cela, il introduit son sujet par « existence terrestre, c’est-à-dire non fictive » il tient donc là à s’ancrer dans la réalité des choses, créant de suite un mur avec toute contradiction, qu’il va donc mettre de l’autre côté de ce mur comme étant une représentation fictive de la réalité. De plus, au début de cette partie nous avons un autre point essentiel qui est « la masse des hommes présente un spectacle tellement dégradant », ce point-ci nous montre de suite qu’il s’oppose directement aux humanistes, ce que l’on va retrouver au fur et à mesure du développement. Nous allons donc développer dans cette partie chacun de ces trois points. Comme dit précédemment, l’auteur créé ici une barrière contre toute opposition à son idée. En disant que son idée est la vision de l’existence réelle, et non fictive, il prétend donc qu’il y a d’autres visions, voir que toutes les autres visions, sont des idées basées sur une représentation fictive de la vie humaine. Il dit aussi que « la masse des hommes présente un spectacle dégradant », étayant ensuite cette idée en disant que l’homme manque d’initiative, de volonté et d’esprit, s’opposant là aux idées humanistes et présentant l’Homme de notre société, de notre existence réelle et donc présente, comme dénué d’intérêt dans la question de la liberté. Concluant en disant qu’il faut se faire une grande « illusion » pour lui trouver « l’ombre d’un libre arbitre quelconque » c’est là une critique directe envers les humanistes. L’auteur dit donc que l’homme manque de volonté, d’initiative et d’esprit critique, ce qui, peut se justifier par les techniques qu’utilise l’Homme. Il va en effet, que ce soit pour faire la guerre ou pour irriguer des champs, s’appuyer toujours sur d’anciennes techniques, afin de s’assurer la stabilité, la sécurité, plutôt que d’étudier de nouvelles méthodes. Pour ce qui est de la guerre, prenons l’exemple de  l’art de la guerre écrit par Sun Tzu aux alentours du Vie s. encore un ouvrage jugé comme l’un des plus grands et importants ouvrage pour le commandement d’une armée. Ou le système d’irrigation par tuyaux, vraisemblablement inventés par les romains durant l’antiquité, toujours utilisé aujourd’hui. On peut bien entendu argumenter que ces méthodes sont conservées car elles sont bien faites, mais l’auteur se questionne plutôt sur le fait qu’on les conserve car on manque de volonté pour en trouver des nouvelles, ce qui semble être un fait. Partant de cette critique de l’humanisme, il va donc étayer son idée, montrant que ses pensées, et donc ses actes, sont déterminés par la société qui l’entoure contrairement à l’humanisme qui décrit l’Homme comme le maitre de ses pensées et de son destin,.

II/Contré par le déterminisme de la vie humaine
Dans cette seconde partie, l’auteur va donc progressivement montrer que la vie humaine est déterminée, codifiée, par la société qui nous entoure. Le premier point essentiel de cette partie, est quand Bakounine dit, « déterminés avant tout par la nature extérieure ». Il nous parle donc ici des contraintes physiques, et biologiques, comme le fait que l’Homme ne puisse pas vivre dans un désert, ou sur l’océan, ce qui le contraint déjà à la base de vivre à un certain endroit (l’humanité étant née près de fleuves comme l’indus ou l’euphrate). Ce constat entraîne déjà un certain nombre de choix. Il parle ensuite du second point essentiel, c’est-à-dire « innombrables rapports politiques, religieux et sociaux ». Ici, il va plus dans le concept de la société, selon lui, trop déterministe, qui nous impose un mode de vie, et de pensée dès la naissance. Il développe en contrepoint là l’idée de l’anarchie. Il va donc montrer que la société que l’on trouve « en naissant à la vie » et dont on n’est « jamais les créateurs  mais les produits » nous mène par son omniprésence, à un déterminisme de notre vie, faisant de nous ses « instruments », ce qui est le 3e point essentiel. La position de l’auteur se veut donc totalement déterministe, après avoir montré dans la première partie, qu’il était contre l’idée que l’Homme d’aujourd’hui pense par lui-même, il montre ici clairement qu’il pense que l’Homme est déterminé par la société qui l’entoure. Mettant donc cette société au premier plan des choses qui, pour lui, empêchent l’Homme d’avoir son libre arbitre de pensée. Cette société, veut donc créer un moule de pensées humaines, à tel point que toute pensée contradictoire est écartée comme une pensée irréelle, ou invraisemblable. On retrouve cette idée dans le phénomène de mondialisation que nous traversons aujourd’hui. On peut constater clairement que le modèle Américain semble s’imposer parmi tous les différents modèles qui se font face dans cette grande ouverture des échanges mondiaux. Petit à petit, une standardisation se créé entre ces peuples, au détriment de particularismes locaux, sociétaux ou culturels. Au contraire, les sociétés qui ne suivent pas ce modèle sont laissées sur le bord du phénomène de mondialisation, où luttent contre celui-ci et la perte de leurs valeurs ancestrales. Cette instrumentalisation de l’Homme qu’accomplie la société déterministe dans laquelle nous sommes mène donc à vouloir les mêmes choses que son voisin, et penser comme son voisin, tout cela dans le but de bien faire comme la société nous dit de faire.

III/Qui mène à une pensée commune
Dans cette troisième partie, il y a là aussi trois points essentiels, le premier est l’apparition de statistiques dans son texte par « Sur mille hommes, on en trouvera à peine un, duquel on puisse dire à un point de vue non absolu mais seulement relatif, qu’il veut et qu’il pense de soi-même ». C’est un extrait long, mais qui a toute son importance, puisque ce n’est pas du chiffre en soit que l’on va parler, étant donné qu’il y a peu de chance qu’une telle étude ait pu être menée. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est que l’auteur montre clairement, que certes, il est possible qu’à un moment, un Homme veuille et pense de lui-même, mais que ce sera un cas isolé, et non exploitable dans une étude, et pour répondre à un problème. Il poursuit en disant que dans les « masses ignorantes » et dans les « classes civilisées et privilégiées » personne ne pense de soi-même. Mettant fin au mythe qui serait de croire, que l’éducation mène à la liberté de pensée. Il montre là donc que tout ce qui touche à notre société, fait donc logiquement partie de notre mode de pensée, et continue comme dans la seconde partie à développer l’idée de l’anarchie, comme seul libérateur du déterminisme de la société actuelle. Enfin, en troisième point essentiel, nous avons la toute dernière idée du texte, qui est l’idée principale de cette partie, « ils ne font que reparaître servilement (…) les pensées et les volontés d’autrui ». Ici, on voit clairement que l’auteur montre que l’Homme, que ce soit volontairement « ils croient sans doute vouloir et penser eux-mêmes » ou par peur de sortir du moule, pense exactement comme son voisin. Et ce à cause de la société trop déterministe dans laquelle on vit.

Pour conclure sur l’exploitation de ce document, nous avons donc vu que nos pensées ne sont effectivement pas dictées par une personne qui nous gouverne, mais plus subtilement par « tout un monde de préjugés ou de pensées élaborées lentement par les siècles passés ». Bakounine écrit ainsi, à travers ce texte, un éloge à l’anarchie, en la présentant, sans jamais la nommer, comme l’élément clé pouvant libérer nos pensées. Le texte est ainsi empli d’originalité par rapport aux textes habituels, puisque ayant l’habitude de rencontrer des textes basé sur le doute Cartésien, qui remet en cause la thèse au milieu du texte pour mieux la défendre. Ici on met en valeur la thèse tout au long du texte, en commençant dès le début à créer un mur entre son idée et toutes les autres, en les présentant comme basées sur une existence fictive de l’Homme, et donc en les rejetant en bloc. Anarchiste jusque dans sa façon d’écrire, c’est une perspective peu commune que nous offre Mikhaïl Bakounine dans cet extrait d’Œuvres, écrit en 1895.

P.S.: Je suis au Lycée Toulouse-Lautrec, donc si tu en viens aussi, c/c pas mon devoir stp, jve pas prendre une mauvaise note pour copiage Wink

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