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Aide pour une dissertation de philosophie - Terminale L.

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Bonjour à tous,
Voici ma situation : Je suis en Terminale Littéraire, et cela fait 3 jours que je cherche et recherche des informations-documentation-idées-plans-arguments.. pour ma dissertation.
Voici la question posée :
L'obéissance à des règles est-elle une condition du bonheur ?
scratch
Eh oui... Cela laisse sans voix au premier abord. J'ai néanmoins quelques marques et peut-être idées intéressantes, mais je reste perdue et démoralisée devant cette problématique qui me laisse perplexe. Je ne sais par où commencer, et je pense même avoir du mal à comprendre réellement le sens de la question. J'ai à peu près cerné le sens de "condition" mais je suis surtout embêtée par le sens d'"obéissance à des règles"... Que sous-entend la question ? Au fil de mes recherches celle-ci persiste. Je ne sais comment comprendre ces termes.
Je suis alors perdue... Quel plan abordé ?
Dois-je faire un plan en deux parties, le OUI/NON ? : NON, l'obéissance à des règles n'est pas la condition pour atteindre le bonheur (partir de l'idée généralement constatée) - POURTANT OUI, l'obéissance à des règles est une condition pour atteindre le bonheur.
Ce plan m'embête assez. Je n'est presque aucuns arguments, surtout pour la première partie, de plus je ne sais pas s'il répond à la question.
Ou bien j'avais une autre idée où j'aimerai que l'on m'éclaire car j'ai très peur de mal interpréter la problématique, (ce serait alors le HORS-SUJET (effroyable)):
par "obéissance à des règles" je devrais peut-être faire 3 parties assez psychologiques: les "règles" dites des philosophes pour atteindre le bonheur, les "conditions" … :

I) Le bonheur s'atteint par la sagesse de l'âme et l'obéissance à la nature - stoïciens;

II) Le bonheur s'atteint en usant de sa raison et en se contentant de ce qu'on a - "l'absence de troubles", l'ataraxie - épicuriens;

III) Le bonheur n'est pas de nature intellectuel mais empirique, c'est un idéal de l'imagination pas de la raison, on l'atteint par l'expérience de la vie, il faut suivre nos devoirs, faire preuve de vertu – Kant.

Voilà où j'en suis... Je souhaiterai de tout coeur que l'on m'éclaire sur la façon d'aborder ce sujet, sur d'éventuelles pistes, car je n'ai pas beaucoup d'arguments et d'exemples, sur des idées de plans, etc... J'ai eu de très bonnes notes jusque là en dissertation; mais j'ai très peur de tout gâcher sur celle-ci... Ma dissertation de philo' est pour mercredi prochain.
Je vous remercie d'avance, votre aide me sera très chère!

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Bonjour,

Comme je le répète souvent, l'important dans une dissertation de philosophie n'est pas le plan mais la problématique. C'est de cette problématique que va découler, naturellement, un plan.
C'est vrai, le sujet semble surprenant. Quel rapport entre obéissance et bonheur ? Celui qui se révolte serait-il condamné au malheur alors que l'esclave, seul, pourrait être heureux ?

Analysons le sujet : il est question d'obéissance à des règles, et non à l'arbitraire d'un dictateur ou d'un maître. Donc ça n'est pas l'esclave qui est visé ici. Il va falloir comprendre ce qu'est obéir à des règles.

La question de la définition du bonheur se pose également. Alors que le plaisir se définit par son caractère fugace, temporaire, incomplet... le bonheur suppose, quant à lui, une certaine plénitude, quelque chose de complet qui n'est pas simplement passager.

A l'anarchie du plaisir désordonné semple s'opposer l'ordre du bonheur. Comme l'affirme Platon dans le Gorgias, "les hommes dont la vie est ordonnée sont plus heureux". Et il oppose une vie "d'ordre" et une vie de "dérèglement".
Si le bonheur est du côté de l'ordre, de la vie non déréglée, alors il semble pertinent de dire que pour être heureux, il faut obéir à des règles : pour Platon, il s'agit de règles morales.
Le texte du Gorgias est ici :
http://classiques.uqac.ca/classiques/platon/Gorgias/Gorgias.html
page 109 de la version pdf, vous trouverez de quoi nourrir votre réflexion (si vous avez l'occasion de vous procurer l'excelente traduction de Monique Canto aux éditions GF (c'est un livre de poche) c'est encore mieux).
Ce qui est intéressant dans ce texte c'est que l'adversaire de Socrate (Calliclès) se défend très bien et présente lui aussi une conception intéressante du bonheur.

On voit que pour répondre à la question qui vous est posée, ce qui est important c'est de s'interroger sur ce qu'est le bonheur : plenitude, béatitude éternelle, ou bien plaisir total et intense. En outre, si le bonheur consiste à obeir à des règles, de quelles règles il s'agit. Des règles morales ? Des règles religieuses ? Pour atteindre la béatitude (bonheur) le meilleur chemin est l'obeissance ecrivant de son couvent Sainte Thérèse d'Avila (voir Les Fondations chapitre 5).

Voici quelques pistes de réflexion, n'hésitez pas à m'indiquer où vous en êtes de votre reflexion ou si vous souhaitez des précisions suplémentaires.

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